06/02/08
Le doute
Mais vous savez très
cher,
L'amour n'est pas si
clair !
Un jour on dit
"je t'aime".
Un jour on dit
"tu m'aimes ?".
Parc'que l'on a un
doute,
Pour c'qui est d'la
bonne route !
Devons nous faire
d'mi tour ?
Ou rouler pour
toujours ?
Combien d'fois cette
question,
Faisant apparition,
Nous fait tourner la
page,
Intitulée
"Mariage" ?
Début 2007
Je me souviens
Je me souviens comme
si c'était hier
Nous nous trouvions
au bord de mer
Sur cette plage
abandonnée
Dans cette douce nuit
d'été
Ta mère m'a regardé
Elle m'a sourit et
elle pleurait
Elle m'annonçait que
dans neuf mois
Nous serions trois
Je me souviens comme
si c'était hier
Le soleil brillait le
ciel était clair
C'était le lendemain
de cette nuit
Et pour nous
commençait une nouvelle vie
J'allais être père
Et elle serait ta
mère
Tout était parfait
Pour ces vacances
d'été
Refrain :
Du plus haut des cieux
Je baisse mes yeux
Pour te regarder
Pour te protéger
Depuis des années
Depuis que tu es né
Je me souviens comme
si c'était hier
Nous nous trouvions
devant le Maire
Après deux oui et un
baiser
Nous étions tout deux
mariés
J'ai regardé ta mère
J'lui ai souri et je
pleurais
Je lui disais que je
l'aimais
Et que j't'aimais
Je me souviens comme
si c'était hier
Le ciel plein
d'nuages le soleil derrière
Il faisait si frais
en ce mois de mai
Et bientôt, mon
enfant à mes côtés
Je m'imaginais
Si heureux de te porter
Tout serait parfait
Du moins c'est c'que
je pensais
Refrain
Je me souviens comme
si c'était hier
Je me trouvais chez
ta grand-mère
Ta mère à la
maternité
Elle patientait elle
t'attendait
J'regardais la télé
Quand le téléphone a
sonné
Au bout du fil on
m'annonçait
Que t'étais prêt
Je me souviens comme
si c'était hier
Pas de soleil le ciel
était couvert
Sur la route en
direction d'l'hôpital
J'ai voulu éviter cet
animal
Je n'l'ai pas tué
Mais j'ai été projeté
Tout d'vait être
parfait
Surtout en cette
journée
Refrain
Je me souviens comme
si c'était hier
Je m'trouvais
maintenant parterre
Mon cœur battait bien
lentement
Mes yeux se fermaient
doucement
Et pendant ce temps
là
Elle te voyait la
première fois
Et elle me chuchotait
tout bas
Dépêches toi…
Je me souviens comme
si c'était hier
Le soleil dormait
malgré le tonnerre
Je venais de
rejoindre le paradis
Pendant que
commençait une nouvelle vie
J'devais être père
Et le papa le plus
fier
Car je me doutais
Qu'tu allais être
parfait
Refrain
31 mars 2007 de 16h45 environ à 21h45
L'idiot du village
C'est ma vie
Que partage cette
fille
Mais elle l'oublie
Lorsqu'elle se
maquille
Pour ces inconnus
Qu'elle espère
rencontrer
Pour être leur élu
Et pour l'éternité
Mais elle m'oublie
Moi son mari
Oui elle oublie
Que je suis toujours
en vie
Elle ne me voit pas
Moi qui partage se
vie
Moi qui suis le papa
De notre petite Marie
Quand je me lève
Ton côté toujours
froid
Me montre que c'était
un rêve
Quand j'ai cru être
avec toi
Parce que toutes les
nuits
Tu me laisses dans le
noir
Et tu retrouves le
lit
De celui qu't'as
choisi ce soir
Et tu m'oublies
Moi qui suis ton mari
Moi qui donnerais ma
vie
Pour toi et notre
Marie
Tu oublies souvent
Que sans moi tu
serais
Encore chez tes
parents
À te lamenter
Parce qu'à l'époque
Personne ne voulait
de toi
Oui aucun de ces coqs
Ne voulait d'une
fille comme toi
Tu étais la godiche
La tête pleine de
boutons
Alors qu'y avait des
biches
Dans les autres
maisons
Et moi l'idiot du
village
Qui te regardais
danser
Moi qui étais bien
sage
Discrètement je
t'aimais
J'étais là, assis
tout près de toi
Je cherchais ton
regard
Jusqu'à ce qu'une
fois
Tu piques ton phare
Mais c'n'était pas
pour moi
Mais pour ce
gentleman
Qui était derrière
moi
Dont tout l'monde
était fan
Tu t'es approché
d'lui
Et cet homme t'as
souri
Seulement il t'a dit
Je viens pour voir
Julie
Personne ne voulait
de toi
Tu pleurais toutes
tes larmes
Et t'entendis une
voix
Te dire "veux-tu
être ma femme ?"
Tu savais que jamais
Un bel homme te
ferait la cour
Alors découragée
Tu m'as dit oui mon
amour
Moi idiot comme
j'étais
Je croyais que tu
m'aimais
Comme j'ai pu t'aimer
Et comme je t'aimerai
Mais avec le temps
Tu devins si belle
Que ces coqs d'en
temps
Te voulais sous leurs
ailes
Alors petit à petit
Tu m'oubliais
Tu faisais ta vie
Comme tu souhaitais
Et moi pendant ce
temps
Je te regardais
t'éloigner
Et je faisais
semblant
De n'pas voir c'qui
s'passait
Aujourd'hui mon
enfant
Fête ses 18 ans
Ce n'est plus une
enfant
Qui a besoin d'ses
parents
Elle va quitter le
nid
Et retrouver son
tendre aimé
Alors je n'ai plus le
souci
De penser
l'abandonner
Alors je peux partir
M'effacer de ta vie
Plus la peine de me
fuir
Je vais au Paradis
10 avril 2007 de 20h
environ à 22h42
A cause de l'âge
Quatre ans nous
séparent
Et s'emparent du
temps
T'es mineur j'suis
majeur
T'es mon cœur mais
j'ai peur
Peur de t'aimer comme
un fou
Sans qu'un jour il y
ait un "nous"
Sans qu'un jour je n'puisse
te dire
Pour le meilleur ou
le pire
Imagine si on
s'embrasse
Imagine si on
s'enlace
Et qu'on croise un
képi bleu
Même si on est
amoureux
On aura beau dire
qu'on s'aime
Il me dira je
t'emmène
Et j'ressentirai tant
d'haine
Que j'me créerai plus
de 'blème
T'as 15 ans, j'en ai
19
Tu ne peux pas être
ma meuf
Mais dans trois ans
t'es majeur
Et on connaîtra
l'bonheur
Soyons patient pas de
conneries
Bientôt on aura toute
la vie
Pour s'regarder, pour
s'embrasser
Pour s'enlacer et
pour s'aimer
mai 2007
Merci Matthieu
Que de bons souvenirs
restent en ma mémoire
J'ai commencé cette
année avec le sourire
Mais très vite la FAC
m'a plongé dans le noir
Heureusement tu étais
là pour m'empêcher de fuir
Car quand je prenais
ce bus chaque matin
Je me disais qu'il
serait bien qu'il parte loin
Qu'il m'éloigne le
plus de ce chagrin
Ce chagrin dont je
n'avais pas besoin
Mais heureusement tu
étais là
Et cette année qui
devenait douloureuse
Est devenue grâce à
toi
Une année
merveilleuse
Enfin… quand j'étais
à l'appart'
Avec toi ou à
t'attendre
Même jusqu'à 3h du
mat'
Car je voulais être
sûr que tu rentres
Pas parce que je
t'épiais
Mais parce que
j'avais peur
Peur de ne plus te
voir à mes côtés
Peur qu'il te soit
arrivé malheur
Mais chaque nuit tu
revenais
Et je pouvais
m'endormir
Enfin… après qu'
t'ais déliré
Après nos mille et un
rires
C'est ce genre de
souvenir qui m'est resté
Ces bons moments
passés en ta compagnie
Ces soirées play ou
séries télé
Ces moments qui nous
ont tant unis
Alors merci pour tout
Merci pour tout ça
Et merci surtout
D'avoir été là
28 août 2007
L'enfant soldat
Chers parents,
Vous avez voulu que je parte à la guerre
Que je défende notre terre
Celle de nos ancêtres
Alors je suis parti le faire
Vous êtes si loin de ce paysage
Vous êtes si loin de ce carnage
Que je me dis qu'il est plus sage
De vous le décrire en quelques pages
Vous avez voulu que votre fils voit cela
Vous avez voulu que je connaisse la guerre
Alors laissez moi vous dire ce que je vois
Laissez moi vous faire part de cet enfer
Voilà comment ça commence…
T'es entassé les uns
sur les autres
Il pleut, du moins
c'est ce que tu crois
Mais en vrai ce sont
les cendres des autres
Ce sont les cendres
des enfants comme moi
Des jeunes qui ne
savent pas encore ce qu'est la vie
Que déjà on leur
apprend ce qu'est la mort
Des jeunes qui
dormaient tranquillement dans leur lit
Et qu'on est venu en
sortir pour qu'ils se couchent sur des corps
Des jeunes comme moi
qui n'ont pas fêté leurs 10 ans
Des jeunes qui ne
savent même pas ce qu'ils font ici
Mais qui sont venus
parce que papa maman
Leurs ont dit qu'ils
seraient braves et endurcis
Alors on vous croit
et on y va
On arrive là-bas et
on est fiers
Mais très vite on
s'aperçoit
Qu'on est venu tuer
nos frères
Mais il est trop tard
On est engagé
Et pour la plupart
Il y a du regret
Et pour moi il y en
avait
Et il y avait aussi
de la haine
De la haine contre
ceux que j'aimais
Ceux qui m'ont envoyé
sur cette plaine
Au beau milieu de
nulle part
Pour que j'y trouve
de l'animosité
Chez un être qui ne
devrait pas en avoir
Chez un être qui ose
se dire évoluer
J'ai vu des camarades
et mes amis se faire tuer
Je les ai vu un par
un tomber genoux à terre
Je les ai entendu
gémir crier et hurler
Ils me demandaient
tous d'aller chercher leur père
Et moi j'étais là
assis à leurs côtés
J'étais là sans
pouvoir les aider
Sans pouvoir les
sauver
Alors je les ai vengé
Et à mon tour je
devenais un monstre
Qui tuait par rage et
colère
Qui tuait ses frères
sans avoir honte
Qui possédait un cœur
de pierre
Je devenais un
monstre
Je devenais comme eux
la pire des bêtes
Et cela sans m'en
rendre compte
Sans savoir ce qui me
passait par la tête
Et je tuais, je tuais
des enfants
Et je tuais, je tuais
encore
Mais je ne tuais que
des innocents
Je les tuais en
pensant être fort
Alors que je n'étais
rien
Rien de plus qu'un
lâche
Qui préférait abattre
les siens
Plutôt que de se
tourner contre ceux qui se cachent
Derrière leurs
bureaux et qui interrompt la Paix
Parce qu'ils veulent
être respectés
Par les nations du
monde entier
Sans se soucier des
pertes occasionnées
Avec toujours de
beaux discours
Et moi pendant ce
temps je continuais cette hécatombe
Là où elle n'aurait
jamais dû voir le jour
Tout en remplissant
de nouvelles tombes
Je continuais ce dont
je pensais être bien
Je continuais à
défendre la terre de nos aïeuls
Je continuais à
défendre les miens
Je continuais en
étant bientôt seul
Mais je ne remarquais
rien
Je ne voyais plus
rien
Je n'entendais plus
rien
Je n'étais plus rien
Je n'étais plus qu'un
être bestial
Qui venait de se
perdre
Dans un monde vandale
Qui n'aurait jamais
dû paraître
Et j'errais
inconsciemment
Je ne savais plus ce
que je faisais
Je tuais spontanément
Je n'avais plus
d'identité
Puis un sifflement a
retenti
Une douleur s'est
faite sentir
Et j'ai poussé un cri
Je me suis effondré
dans la nuit
Mes yeux se sont
fermés
Mon cœur battait
toujours
C'était mon bras qui
était touché
Ce n'était pas mon
jour
Pourquoi je ne le
sais pas
Mais tout ce que je
peux dire
C'est que cette balle
dans mon bras
M'aura évité le pire
Non pas de mourir au
combat
Mais de tuer d'autres
gamins
Cette balle dans mon
bras
M'aura empêché de
devenir inhumain
Puis j'ai ouvert les
yeux
Je n'étais plus sur
le champ de bataille
J'étais dans un lit
loin des coups de feu
Avec seulement une
entaille
On est venu me dire
Que j'étais chanceux
J'ai préféré rien
dire
J'ai refermé les yeux
La nuit je revoyais
ces scènes atroces
Je tremblais, je
suais, j'avais peur
Je voyais des balles
et du sang sur mon torse
Je croyais sans cesse
que c'était mon heure
Je ne passais plus un
soir
Sans revoir un seul
de ces visages
Rempli de hargne et
de désespoir
Rempli d'angoisse mais
de courage
Voilà ce que vous
vouliez que je vois
Voilà ce que vous
vouliez que je sois
Et soit disant pour
qu'on soit fier de moi
Soit disant pour
qu'on soit fier de moi
Je préfère moi
Être fier de moi
Et c'est pourquoi
J'ai fais ce choix
De partir loin de vous
De partir pour toujours
De quitter ce monde de fou
Et de trouver un monde d'amour
30 août 2007
Le clash
Ok tu veux m'clasher
Mais tu t'es mal renseigné
Tu sais pas à qui t'as à faire
Moi on m'appelle Lucifer
J'mets le feu à la foule
J'allume la mèche à tes boules
Le temps que tu réagisses
Le temps que tu sortes ta pisse
Pour éteindre la mèche
T'as déjà le feu aux fesses
Et t'es pressé justement
Qu'on annonce la fin du temps
Parc'que rien qu'c'est l'début
Et déjà t'es ému
Tu sens plus ta voix
On dirait qu't'as froid
Tu me fais de la peine
Tu veux pt'être une p'tite laine
Si tu veux rentres chez toi
J'te laisse encore le choix
Après n'viens pas pleurer
D'avoir été mangé
D'avoir été humilié
Devant cette assemblée
T'as pas peur d'être hué
T'as pas peur d'être tué
Parc'que j'vais t'anéantir
T'auras pas l'temps de fuir
Ok tu restes t'en redemandes
Tu veux pt'être que j'te mette à l'amende
Aucun souci pour moi
Surtout en face de toi
Y a tell'ment d'choses à dire
Rien qu'ta gueule m'inspire
Moi à ta place j'aurais fais un procès
À mes parents pour non assistance à personne
en danger
T'es deux d'tens' mec ou quoi
J'te dis qu'ici c'est moi le roi
Et t'es encore devant moi
Ok j'te laisse jusqu'à trois
Mais un conseil déguerpi
Si tu veux rester en vie
Car quand j'suis lancé plus rien n'm'arrête
Alors j'te parle même pas des mauviettes
Des mecs comme toi qui s'la pètent
Et qu'on retrouve aux toilettes
En train de refaire les chiottes
Pendant qu'j'suis sur mon yacht
En train d'fêter ma victoire
Comme chaque soir
J't'assure mon gars j'ai d'la réplique
À aucun moment je panique
Avec moi le public
En a toujours pour son fric
Aucun d'entre eux n'est déçu
Pendant que toi tu t'chies d'ssus
À chacune de mes phrases
Et ce n'est qu'la première phase
Après tu commences à chialer
Tu commences à t'agenouiller
Et tu m'supplie d'arrêter
Comme si moi j'avais pitié
Voilà c'qui t'attend
Qu'est c't'en penses à présent
Si tu veux pars maint'nant
Il en est encore temps
Quoi t'en veux encore
Tu penses être si fort
Tu crois pouvoir encaisser
Tout c'que j'vais t'envoyer
Tu m'réponds oui en plus
Mais dis moi avec quels muscles
Tu les as caché où
Non sérieux tu les loues
T'es pas un mec
T'es tout sec
Même un haricot
Fait plus costaud
J'te regarde, j't'examine
On dirait une barre à mine
T'es comme elle aussi fine
T'as pas besoin de taillefine
J'ai dis "fine" c'est normal
J'ai pas à faire à un mâle
T'as vu tes fringues
Non mais c'est dingue
On dirait celles de ma sœur
J'suis sûr qu'en d'ssous y a des p'tites
fleurs
Non des p'tits ours oh pardon
T'as raison c'est plus garçon
Tu marques un point sur ce coup là
Non désolé ça t'mets plus bas
T'as voulu jouer dans la cour des grands
T'as r'marqué qu'tu t'étais trompé d'rang
Tu peux ram'ner tes ours en garderie
Ils t'en fil'ront en peluche pour la nuit
7 septembre 2007
Je t'aime en secret
C'est marrant comment
un jour peut tout changer
Tu penses à une chose
et la vie t'en amène une deuxième
Tu songes à un
travail pour l'été
Et une fois là-bas tu
trouves celle que tu aimes
Celle qui fera battre
ton cœur même à des kilomètres
Celle avec qui il ne
s'est rien passé même pas un baiser
Mais qui t'as marqué
à jamais par sa façon d'être
Tu passes des heures
près d'elle à la regarder
Tu l'écoutes, tu lui
parles, t'es bien en sa compagnie
Tu sais que tu n'as
aucune chance, qu'elle est déjà maquée
Et tu te contenteras
d'être son ami
Tout en continuant à
l'aimer en secret
Tu redoutes le jour
où tu devras t'en aller
Sûrement la dernière
fois que tu la verras
Alors tu profites de
chacun de ces moments à ses côtés
Et à l'heure du
départ tu la serreras dans tes bras
Tu la serreras si
fort avec tant d'émotion
Que lorsque tu te
retireras tu garderas la tête baissée
Pour qu'à hauteur de
ses yeux il n'y ait plus que ton front
Afin qu'elle ne voit
pas tes larmes couler
Et sur le retour dans
le train
Le paysage défilera
sous tes yeux
Mais de celui-ci tu
ne distingueras rien
Avec ce regard
malheureux
Tout le long du
voyage
Tu ne verras plus
qu'une chose
C'est son si doux
visage
Qui en sera la cause
Plus le TGV avance et
plus tu t'éloignes d'elle
Tu te dis que dormir
t'aidera à l'oublier
Et au terminus quand
tu te réveilles
Tu t'imagines qu'elle
est là à t'attendre sur le quai
Et lorsque tu poses
le pied sur ce dernier
Tu as beau chercher
tu ne la trouves pas
Tu regardes de gauche
à droite pas la peine d'insister
Alors tu contemples
le ciel un instant puis tu t'en vas
Tu marches sans
savoir où aller
Tu suis la foule
bêtement en traînant des pieds
Puis tu arrives au
hall d'entrée
Où tes parents sont
venus te chercher
Sur la route pour
rejoindre ton chez toi
Tu déballeras tout ce
que tu peux
Mais tu garderas pour
toi
Le fait d'être tombé
amoureux
Puis chacune des
nuits qui suivront
Tu feras ce genre de
rêve
Ces fameux rêves si
bons
Qui te font mal quand
tu te lèves
Parce que tu réalises
à grand regret
Que ce dont tu
pensais être réalité
Ces minutes où tu te
voyais à ses côtés
Ces minutes si
sacrées
N'étaient juste que
des songes
Qui de plus en plus
t'accablent
Alors très vite tu
replonges
Dans cette mélancolie
inévitable
Tu ne passes plus un
jour sans qu'elle n'hante ton esprit
Tu ne souhaites plus
que la revoir ne serait-ce même qu'une fois
Tu aimerais lui dire
ce que tu ressens mais t'as peur de perdre une amie
Alors du coup tu
souffres et tu gardes tout pour toi
Le pire c'est quand
tu n'as plus aucune nouvelle
Quand tu lui écris et
qu'elle met du temps pour répondre
Tu te rassures en te
disant qu'elle n'a pas son tel
Mais très vite tu
tournes dans ton lit à te morfondre
Tu te poses des
questions "m'a-t-elle oublié ?"
"Veut-elle
m'oublier ?"
Moi je ne peux pas
l'oublier
Je ne peux pas
oublier
Ces journées ensoleillées
en ce mois de juillet
Ces soirées à danser,
chanter, puis répéter
Ou à se reposer,
balancer sur les vacanciers
Sans négliger les
remontants alcoolisés
Moi je n'ai pas
oublié tout ça
Et quand je revois
chacune de ces scènes
Je les vois toujours
avec toi
Et à chaque fois j'ai
de la peine
Je t'ai aimé en
secret
Lors du mois de
juillet
Et je t'aime encore
en secret
Même après un mois de
passé
C'est marrant comment
un jour peut tout changer
Tu penses à une chose
et la vie t'en amène une deuxième
Si je pense à un
travail d'été
Est-ce que la vie me
ramènera à celle que j'aime ?
10 septembre 2007
La réplique
Bon c'est bon t'as fini
Parc'que là moi j'm'ennuie
Et le public aussi
D'ailleurs l'tien est parti
On a dû l'mettre au courant
Que tu partais perdant
Dans c'domaine où t'es rien
Dans c'domaine qu'est le mien
Ouais j'ai voulu t'clasher
Parc'que j'sais qu'j'vais gagner
Tu prétends être le roi
Ça doit être la 1ère fois
Que tu viens clasher ici
Parc'que d'habitude on m'fuit
Ok on t'appelle Lucifer
Tu mets l'feu à mon derrière
Mais avec ça j'suis toujours en vie
Alors que devant moi t'es en sursis
Toi tu veux m'calciner
Moi je vais t'enterrer
Toi tu veux me manger
Encore faut-il m'attraper
Parc'que vu ta corpulence
À mon avis t'as aucune chance
J'suis sûr qu'j'te tape dans l'dos
J'fais plus d'hamburgers que Mac Do
Et ouais tu t'dis imbattable
Attends qu'j'me mette à table
Là c'est juste les amuse-bouches
Après j'en r'mets une couche
Obligé le bouche-à-bouche
Pour pas qu'tu sois sur la touche
Ok j'ai pt'être pas d'muscles
Un haricot en a pt'être plus
Mais moi j'sais qu'j'peux compter
Sur mes potes bien baraqués
Moi les miens sont toujours là
Même quand on me met bien bas
Toi les tiens se sont barrés
Quand j't'ai à peine enchaîné
Mais bon ça tu t'en fou
Parc'que d'façon tu les loues
T'arriv'ra à t'en refaire
Avec les millions d'ton père
Parc'que si j'me trompe pas
T'es un d'ces fils à papa
Un d'ces gamins qui claque des doigts
Et qu'obtient tout à chaque fois
J'suis sûr qu'ton yacht c'est lui qui t'l'a
acheté
J'suis sûr qu't'étais un d'ces enfants gâtés
Un d'ces gosses qui une fois grand
Vit toujours chez ses parents
C'est pas la honte ça sérieux
Avoir 25 piges et toujours chez ses vieux
Alors c'est si facile après
De venir me juger
Sur mes fringues d'Emmaüs
Toi qui n'roules qu'en Lotus
Moi j'suis né dans c'quartier
Ici tout l'monde me connaît
Tout l'monde m'a vu galérer
Pour qu'ma famille puisse bouffer
Et toi pendant c'temps-là
Tu r'fusais certains plats
Et tu viens clasher ici
T'essaies d'rentrer dans notre vie
Nous qui vivons comme des fous
À toujours se prendre des coups
J'te mets en garde Moby Dick
T'auras beau app'ler les flics
Le temps qu'ils ramènent leurs fesses
Tu s'ras d'jà dans une caisse
T'es pas l'bienv'nu dans c'tiéquart
Vaut mieux qu'tu tiennes à l'écart
Un conseil pars de suite
On voit d'jà qu't'as une fuite
Tu viens d'te pisser d'ssus
Et après c'est moi qui m'chie d'ssus
C'est bizarre t'étais si sûr de toi
Et voilà qu'tu mouilles plus qu'une fille de
joie
T'étais venu en Superman
Avec la voiture de Batman
Tu vas r'partir en Pimprenelle
Avec la p'tite Coccinelle
T'aurais mieux fait d'pas v'nir
En quelques s'condes j'ai pu t'détruire
Tu m'as fait perdre mon temps
Va vite rejoindre tes parents
Parc'que là tu r'ssembles à rien
On dirait Baloo qui sort d'son bain
Même moi avec mes oursons
J'passe moins pour un con
Allez dépêche toi de nous quitter
Avant d'perdre ta dignité
Enfin ce qui peut t'en rester
Après tout c'que tu viens d'récolter

13 septembre 2007
07/02/08
Où va le monde ?
Apeuré de voir ce
monde dans lequel il vit
Virant au cauchemar
au fil des années
Anéantissant toutes
formes de vie
Vite que l'homme
réagisse
Agisse enfin pour la
bonne cause
Cause et nous montre
ses esquisses
Qui seront la
solution à un monde rose
Oses venir me dire
que tout va bien
Bientôt notre monde
ne sera rien
Rien qu'un immense
désert orphelin
Lynché par cette
absence de terrien
Refrain :
Où va le monde si ce n'est vers le néant ?
Fils réagit n'imite pas tes parents
Tends la main à ceux qui en ont besoin
Regardes le monde ne devrais tu pas en prendre soin ?
Il y a tant de tristesse dans le cœur de tes frères
On fait tant de misère à notre mère la Terre
Y a ce gosse qui
n'dit rien mais qui souffre depuis des mois
D'émoi en émoi il
sourit la journée et sanglote la nuit
Nuisant personne de
son entourage à chaque fois
Foyer d'accueil étant
son seul lieu de vie
Vivacité, courage et
ambition de devenir quelqu'un
Un d'ces gars qu'on
respecte et qu'on idolâtre
Attrait, vigueur et
détermination font de lui quelqu'un
Quelqu'un qui
trouv'ra la force de se battre
Se battre contre
lui-même pour se forger
Forcé de batailler
seul pour quitter ce logis
Logique puisque c'est
un d'ces délaissés
Laissé, ignoré, mis
d'côté et sans ami
Refrain
Y a cet homme qui
n'dit presque rien d'puis qu'sa femme s'en est allée
Étalé parterre sur
des vêtements usés on le voit qui dort encore en plein jour
Journaux grands
ouverts des pieds à la tête pour l'réchauffer
Et fauché soi-disant
les passants détalent quand il leur souhaite le bonjour
Jour et nuit il
repense à sa femme entre deux "s'il vous plait ?"
"S'il vous plait
une tite pièce ?" mais rares sont les fois où les gens sont généreux
Heureux dans leur
vie, ils ne s'mettent jamais à la place de c'défavorisé
Ils hésiteront pas à
en faire une risée d'vant leur môme en lâchant indignement "miséreux"
Et revenant à ses
songes les injures le survol'ront une fois encore
Corps de 80 ans alors
qu'il ne soufflera pas sur ses 50 bougies
Gisant un soir de
pleine lune non loin du vieux port
Portant un vieux
blouson trouvé à la déchèterie
Refrain
Y a cette nature qui
n'peut rien dire depuis toujours et à jamais
Mais elle sait
s'manifester par ses séismes, tornades et tsunamis
Ami si tu veux voir
cesser cela et toutes ces pertes provoquées
Qu'est-ce que
t'attends pour respecter le sol de ton Pays ?
Pays riches ou Pays
pauvres dans c'domaine vous êtes les mêmes
Mêmes profanations,
manque d'attention à son égard
Et garantissant que
demain il n'y aura plus ce problème
Blêmissant à chacune
de vos paroles car vous savez qu'il est trop tard
Trop tard ouais pour
sauver la planète mais pas pour retarder son échéance
En s'bougeant dès
maint'nant en stoppant cette détérioration
On peut repousser
d'quelques années cette échéance
Et en satisfaction on
s'dira qu'ce monde nos p'tits enfants l'verront
Refrain
Y a ces animaux qui
n'comprennent pas c'qu'on veut leur dire
Dire que tout comme
eux on est des bêtes
Hébété d'apprendre
qu'on est parfois la pire
Irrecevable étant le
fait qu'on les maltraite
Traiter les chiens
comme des bêtes de concours
Courser le cerf pour
en faire un trophée d'chasse
Chasser les chats
errants d'chez soi comme un sourd
Ou remettre des
pétroliers en mer m'agacent
Assez d'voir ces
félins enfermés dans des cages
Cajolez-les au lieu
d'les abandonner sur la chaussée
Cessez une bonne fois
pour tout ce carnage
Agissez enfin pour
qu'notre espèce vive en Paix
Refrain
16 septembre 2007